lundi 13 octobre 2014

L'État isolé en francais

Pour ceux que cela intéresse, voici un lien pour obtenir la traduction française du livre-maître de Von Thünen: "L'État isolé".

Je jubile car, ne lisant pas l'allemand, j'utilisais la traduction anglaise.


L'État isolé

jeudi 9 janvier 2014

FAMV: Travail de groupe


 

Groupe 1 : Géographie, outil de développement économique et social

  1. Faire un bref historique des théories de localisation, de Von Thünen à Krugman.
  2. Faire ressortir comment la géographie peut contribuer au développement économique et social. Les réflexions seront centrées sur le cas haïtien.
  3. En particulier, montrer comment les modèles de localisation des activités économiques peuvent servir la planification étatique et la planification des entreprises.
Il peut être très utile de consulter les documents suivants:
THISSE, Jacques-François: "L'oubli de l'espace dans la pensée économique" 

Résumé du "Rapport sur le développement dans le monde 2009: Repenser la géographie économique." (Banque Mondiale).

Groupe 2 : Localisation agricole, Thünen

  1. Compléter le contenu du blog qui résume le modèle de Von Thünen.
  2. Dire brièvement comment ce modèle peut aider à comprendre la localisation de la production agricole et les politiques agricoles.
Document de base à consulter:
OCDE: "La conversion des terres agricoles: Dimension spatiale des politiques agricoles et d’aménagement du territoire"

Groupe 3 : Localisation industrielle, Weber

  1. Faire un résumé du modèle simplifié de Weber.
  2. Expliquer pourquoi les industries s'installent le plus souvent dans des agglomérations et dans quelles conditions elle peuvent avoir intérêt à s'installer en milieu rural.
Document de base à consulter:
Carl GAIGNÉ, Florence GOFFETTE-NAGOT : Localisation rurale des activités industrielles. Que nous enseigne l’économie géographique ?

Groupe 4 : Attraction urbaine, Reilly

  1. Faire un résumé du modèle d'attraction urbaine de Reilly.
  2. Appliquer le modèle à un cas haïtien.
  3. En se basant sur le document « Boucle Centre-Artibonite » dire comment ce modèle peut éviter de commettre des erreurs graves en aménagement du territoire.

Groupe 5 : Loi rang-taille, Zipf

  1. Résumer la loi rang-taille dans un système urbain.
  2. En examinant la distribution des agglomérations urbaines haïtiennes selon leur population, dire quelles conclusions la loi rang-taille permet de tirer.
  3. Cartographier et examiner la répartition géographique des villes selon leur niveau.

Groupe 6 : Théorie des places centrales, Christaller

  1. Résumer la théorie des places centrales de Christaller.
  2. Dire comment cette théorie peut aider à concevoir des politiques bien pensées de décentralisation.
  3. A partir de la distribution des villes par niveaux à la lumière de la loi rang-taille, caractériser le réseau de villes haïtiennes selon les principes de Christaller.
  4. Identifier les irrégularités régionales et discuter.

Groupe 7 : Théorie des places centrales, Lösch

  1. Résumer l'approche de Lösch.
  2. Faire ressortir les différences avec l'approche de Christaller.
  3. Dire comment l'approche de Lösch permet de mieux affiner les politiques de développement de la structure urbaine (comparaison avec Christaller).
  4. Analyser sommairement le PSDH à la lumière des particularités de l'approche de Lösch.

Groupe 8 : Évolution de la structure urbaine haïtienne

  1. Résumer et expliquer les étapes d'évolution de la structure urbaine haïtienne selon Anglade.
  2. Expliquer comment cette théorie permet d'éviter des graves erreurs dans la politique de décentralisation.

Groupe 9 : Villes et Marchés publics en Haïti

  1. Expliquer comment le réseau de marchés publics a dû se développer en relative indépendance avec la structure urbaine en Haïti.
  2. Dire pourquoi et comment prendre en considération le réseau des marchés publics dans les politiques d'aménagement du territoire.

Groupe 10 : Pôles de développement et aménagement du territoire

  1. Expliquer le concept de pôle de développement en distinguant pôle économique et pôle géographique.
  2. Critiquer l'usage qui en est fait dans le Plan Stratégique de Développement d'Haïti (PSDH).

samedi 22 juin 2013

Loi rang-taille des villes haïtiennes

Voici le corrigé de l'exercice d'application de la loi rang-taille aux villes haïtiennes.

Graphique des villes selon leur rang

Après avoir classé les villes selon leur population, le graphique suivant permet de mettre en évidence la relation entre le rang et la population des villes. À vue d'œil, on observe un alignement qui suit plus ou moins une pente régulière avec de temps à autre un saut vers le bas. Chacune des "marches" semble indiquer un niveau de centralité.
  1. Il y a Port-au-Prince, nettement à part. C'est une ville de niveau 1; la seule.
  2. Le Cap-Haïtien et Gonaïves se retrouvent sur la 2ème "marche". Ce sont des villes de 2ème niveau.
  3. Une rupture fait ressortir St-Marc, nettement moins populeuse que Gonaïves; à partir de là, une pente douce regroupe 6 villes de même importance. C'est le 3ème niveau.
  4. Une autre rupture permet d'identifier un 4ème niveau de villes. Elles sont au nombre de 13.
  5. La "marche" suivante semble toute petite (4 petites villes). Elle semble plus représenter une sorte d'anomalie dans la régularité des ruptures (ou alors représenter une situation intermédiaire entre le 4ème et un 5ème niveau consistants).
  6. Enfin, toutes les autres plus petites villes peuvent faire l'objet d'un seul grand regroupement; c'est le 5ème niveau.

Calcul des seuils de rupture

Complétons le tableau avec:
  • Dans la colonne F, le calcul de la population théorique de chaque ville à partir de la ville qui la précède dans le classement (Pr théorique = P(r-1)observée * (r - 1) / r).
  • Dans la colonne G, le déficit de la population observée par rapport à la population théorique en % de la population observée:
  • Dans la colonne H, le niveau de ville qui change quand le déficit mentionné dépasse 15%.
Le tableau devient:



 Le calcul des déficits confirme le visuel du graphique.
  • La population du Cap est trois fois moindre que la valeur théorique calculée à partir de Port-au-Prince. Donc, on passe au niveau 2 qui comprend aussi Gonaïves.
  • St-Marc a un déficit de 40% en se basant sur Gonaïves qui la précède dans la hiérarchie. St-Marc initie donc le niveau 3. Au total 6 villes sont à ce niveau.
  • Le déficit de Limbé est de 23%; on passe au 4ème niveau qui regroupe 13 villes.
  • Enfin, Trou-du-Nord a un déficit de 15%, ce qui la porte au 5ème niveau avec toutes les autres petites villes (57).
Très proche de Trou-du-Nord, on observe une rupture notable entre Fort-Liberté et Mirebalais dont le déficit est de 14%. Il s'agit d'une situation particulière qui a probablement à voir avec le statut de Fort-Liberté comme Chef-Lieu du département du Nord-Est. Ce statut permet à Fort-Liberté de se détacher un peu de la courbe.
L'examen de la distribution permet de remplir le tableau suivant:

Niveau
Nombre de villes d'après la colonne H
Nombre de villes selon de principe de marché de Christaller
Nombre de villes selon le principe de transport de Christaller
Nombre de villes selon le principe administratif de Christaller
1
1
1
1
1
2
2
2
3
6
3
6
6
12
42
4
13
18
48
294
5
57
54
192
2058

Les données semblent donc indiquer que la structure urbaine haïtienne obéit au principe de marché de Christaller.

samedi 28 avril 2012

Le Comité Interministériel d'Aménagement du Territoire (CIAT) persiste dans l'erreur


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L'article de John Smith Sanon « CFI:faciliter l'investissement dans le Centre » daté du 25 Avril 2012 publié sur le site de Le Nouvelliste a retenu mon attention.

J'attire à mon tour l'attention sur une dérive dans laquelle persiste le Comité Interministériel d'Aménagement du Territoire (CIAT). Le CIAT entraîne dans cette dérive la Chambre de commerce et d'industrie d’Haïti (CCIH), la Banque centrale (BRH), la Banque inter-américaine de développement (BID), les pouvoirs locaux des collectivités territoriales. Il entraîne aussi –plus important peut-être– le Centre de facilitation des investissements (CFI) qui a la lourde responsabilité non seulement de faciliter les investissements mais de les guider.

Un développement équilibré, équitable et durable ne peut faire l'économie d'une vision territoriale claire qui tienne compte de la réalité dans toute sa complexité. Malheureusement, le CIAT part d'une perspective imaginaire de l'existant pour présenter une vision tout à fait chimérique de l'aménagement du territoire. Le CIAT fourvoie dans son errance les institutions du secteur privé. C'est une énorme responsabilité pour une institution étatique de mal diriger des investisseurs dans un pays « ready for business ». Je réfère le lecteur à mon article publié dans l'Atlas Caraïbe: « La boucle "Centre-Artibonite".Un milliard de dollars pour tuer une région ».

Le CIAT est-il un gouvernement à lui seul ? Il devrait être un chef d'orchestre qui s'assure d'une harmonie de toutes les instances de l'État en matière d'aménagement du territoire. Comment se fait-il alors que les réflexions de ce comité et celles du Ministère de la Planification soient développées de façon tout à fait autonomiques ?

Le MPCE a en effet mis en débat public son Plan Stratégique pour le Développement d'Haïti (PSDH), document dont la facture révèle un certain professionnalisme. Pendant ce temps, le CIAT fait la promotion d'un plan qui n'a rien à voir avec le PSDH et qui n'est sérieux que par les conséquences néfastes qui risquent d'en découler. Tout se passe comme si l'Unité d'Aménagement du Territoire du MPCE et le CIAT recevaient leurs fonds de sources différentes et devaient par conséquent satisfaire la fantaisie de bailleurs distincts !

On ne peut continuer à admettre que les fonds destinés au progrès d'Haïti continuent à être non seulement gaspillés mais en plus à servir contre Haïti et ceux qui veulent se risquer à y investir.

dimanche 4 mars 2012

9- Les places centrales haïtiennes: Villes et marchés publics

Documents à consulter :
Tardieu, Jean-François : 

Distribution des villes

  1. Classez les villes de la plus grande à la plus petite.
  2. Organisez le tableur avec :
  • Dans la colonne A, le nom de la ville
  • Dans la colonne B, son rang (écrivez le rang pour chaque ville)
  • Dans la colonne C, sa population
  • Dans la colonne D, inscrivez le logarithme du rang
  • Dans la colonne E, le logarithme de la population
  1. Faites tracer un diagramme en XY (dispersion) avec log(rang) et log(population)
  2. Observez à l’œil sur le diagramme les irrégularités dans la distribution et essayez de regrouper les villes haïtiennes par niveau.

Ensuite, vous allez faire l'exercice de regrouper ces villes par niveaux à partir d'un seuil de rupture. Pour vous aider, vous vous basez sur la loi rang-taille avec b=1.

Soit Pr la population de la ville de rang r. Si la loi rang-taille était parfaitement respectée, on aurait :

donc,

et

  1. Dans la colonne F, calculez le Pr théorique à partir de la formule précédente (la population théorique de Port-au-Prince est la même que la population observée). Pour les autres villes, par exemple, pour Gonaïves (rang 3), la population théorique est la population du Cap-Haïtien (rang 2) multipliée par 2 et divisée par 3.
Pour déterminer les points de rupture, comparez Pr observé (colonne C) et Pr théorique calculé à partir de Pr-1 (colonne F).
La différence entre ces 2 valeurs rapportée à la population observée, Pr, permet de déterminer des seuils de rupture dans la distribution des villes.
  1. Dans la colonne G, calculez:
  2. Formatez la colonne G en %.
  3. Dans la colonne H, vous allez mettre le niveau des villes (mettez 1 pour Port-au-Prince).
  4. Si la population théorique d'une ville dépasse d'au mois 15% la population observée, classez cette ville à un niveau inférieur.
A quel rang classez-vous le Cap-Haïtien, Gonaïves, Saint-Marc?
Combien de niveaux avez-vous déterminé?
Remplissez ce tableau :
Niveau Nombre de villes d'après la colonne H Nombre de villes selon de principe de marché de Christaller Nombre de villes selon le principe de transport de Christaller Nombre de villes selon le principe administratif de Christaller
1




































































Comparez les résultats du nombre de villes par niveau observé aux nombres de villes par niveau selon les 3 principes de Christaller.